Amitiés et partage

Les Olonnois enrhumés

Dimanche 30 janvier

Après une journée de labeur à nettoyer et bricoler dans le bateau,

     

                       Colette, Francis                                                        et Patrice

…arrivent, comme par hasard, à l’heure de l’apéro et semblent peu atteints par le décalage horaire, mais vont être bientôt atteints par le « décollage » au ti punch.

Lundi 31 janvier

La journée est consacrée à la visite de Basse Terre avec la voiture providentielle d’une amie d’amie, les sociétés de location de voiture affichant « complet » jusque mi février minimum.

    

Pour commencer nous allons piquer une tête à la cascade aux écrevisses puis nous allons déjeuner dans un restaurant, avec vue sur la baie, à Deshaies.

         

    

Ensuite nous allons au jardin botanique, lieu dont je ne me lasse pas.  

      

En fin d’après-midi nous faisons un stop dans un magasin pour acheter des pneus et des chambres à air pour le vélo d’Antonio à Portsmouth en Dominique puis nous allons faire le ravitaillement à Destreland. Une fois le chargement déposé au bateau, je repars pour Malendure, sur la côte Ouest de Basse Terre afin de récupérer des pales d’éolienne que Marie et Ponpon nous rapporte de St Martin au cours d’un convoyage jusqu’en Martinique. Pour l’occasion Kathy et Jef embarquent dans la voiture pour se rendre à Ste Anne. Peu avant 21h nous arrivons au bateau où les Olonnois nous attendent un verre à la main. Quelques ti-punch plus tard Jef et Kathy repartent et nous passons à table.

Mardi 1er février

Les formalités et dernière courses faites nous mettons en route pour St François. Le temps est beau, la mer belle et le vent dans le nez et naviguons à la voile et au moteur.                

                  

Vers 13h nous faisons un stop à Ste Anne pour déjeuner et surtout pour ramener les papiers, oubliés, de la voiture à Sigrid. Vers 16h30 nous posons notre ancre dans le lagon à St François, baignade puis nous allons à terre pour le marché nocturne du mardi.

Mercredi 2 février

Le petit-déjeuner pris, nous repartons, cap sur Petite Terre où nous arrivons peu avant midi. Baignade pendant que Martine prépare le déjeuner puis les fainéants de Vendée font la sieste.

                

      

Vers 15h nous débarquons pour une petite visite de Terre de Bas, sa faune et sa flore.

Jeudi 3 février

               

Immédiatement après le petit-déjeuner, les garçons débarquent pour faire quelques photos avant que les Days-charters chargés de touristes arrivent.                                                      

                                              

La lumière est belle et les iguanes sont toujours perchés sur les buissons.

Désireux de sortir des sentiers battus, nous mettons le doigt dans l’engrenage en nous engageons dans un petit sentier en tournant le dos au phare et ainsi faisons le tour de Terre de Bas.Peu avant midi nous sommes de retour sur la plage, griffés par les ronces. Pour nous consoler nous rendons visite à une équipe de days-charter et nous faisons inviter à un ti-punch maracuja.      

        

Arrivés à bord, nous embarquons le matériel de snorkling, Colette se joint à nous puis nous allons sur la barrière de corail pour aller faire un tour dans l’univers aquatique.Le déjeuner pris, nous repartons pour St François, une fois mouillés dans son lagon nous débarquons pour aller prendre les billets des navettes à destination de La Désirade. La journée se termine par un barbecue.

Vendredi 4 février

Petit-déjeuner tôt afin que Patrice, Colette et Francis soient embarqués dans la navette de 8h pour La Désirade.A partir de maintenant, Patrice est le rédacteur du récit de la croisière de couleur bordeaux hips !                 

                 

Un coup de sirène et c’est parti ! Le « Colibri » soulève la plume dans la houle de l’Atlantique et nous amène en ¾ d’heure au port de Beauséjour à Desiderada devenue La Désirade, tant espérée des marins de Christophe Colomb lors de sa deuxième traversée en 1493.                 

                 

Aussitôt débarqués, location de 2 scooters et après une courte prise en main, nous prenons la seule et unique route de l’île jusqu’au « phare du bout du monde »,                  

                     

Belles échappées sur les lagons bleus, arrêts avec photos des touristes avec casques un tantinet surréalistes.                                                

              

              

De retour au port, nous filons jusqu’à la pointe des Colibris et grimpette jusqu’à la chapelle du Calvaire d’où nous découvrons un panorama à couper le souffle.                   

                

Re-photos et retour à Beauséjour pour un repas de cuisine locale bien mérité au restaurant « La Paillotte », visite à un peintre « métro » installé sur l’île et spécialisé dans la peinture sur toiles en fibres de coco. Toutes les bonnes choses ont une fin et nous troquons nos coursiers pétaradants contre le Colibri pour la traversée de retour, soûlés de soleil et de vent.

Samedi 5 février

Navigation le matin jusqu’à l’Anse Canot à Marie-Galante avec Francis à la barre qui de sa hauteur de timonier a fait une pointe à 8.1 nœuds.               

              

Vers 11 h nous posons notre ancre et allons rendre visite aux poissons.               

               

Après le déjeuner nous débarquons pour une balade très colorée, à terre, d’environ 6km.                 

                

En fin d’après-midi nous repartons pour 30 mn au moteur jusqu’à St Louis afin d’aller prendre l’apéro chez Henri, bar restaurant jazz et blues.

Dimanche 6 février

Nous voilà en escale à Marie-Galante (mouillage de St-Louis), l’île aux cent moulins de broyage de la canne à sucre dont elle est littéralement recouverte.      

        

Dès 9 h 30, nous sommes pris en charge par Elie notre guide pour la matinée, en route pour un tour de l’île. Passage à Grand-Bourg, visite de l’habitation Murat, suivie de la côte au vent autour de Capesterre et incursion dans l’intérieur avec visite d’un atelier de sirop batterie et

                 

e la distillerie Bellevue où nous passons à la « pharmacie » pour une série de dégustations avant de faire le plein de bibine !              

               

Elie nous reprend en main pour une visite au Moulin Bézard et retour vers la côte déchiquetée du nord de l’île où nous faisons un stop à Gueule Grand Gouffre, impressionnante cavité creusée par la mer dans la falaise de corail.Fin  de la balade avec retour sur St Louis où Martine et François, à qui on commençait à manquer, se précipitent à notre rencontre.                 

                  

Le reste de la journée sera partagé entre un mouillage sauvage devant une plage cocotiers et l’escale dans le petit port de Grand Bourg, capitale de Marie-Galante. Encore une belle journée à l’actif de « Charmeur de Vent » avec en conclusion de la journée un super barboque concocté par Son Immensité Pervers Pépère…

Lundi 7 février

Matinée tranquille au mouillage dans le port de Grand Bourg, petit ravitaillement à terre et connexion à internet dans le bar Ornata. Retour à bord pour déjeuner puis mise en route cap sur la Dominique. Le vent est soutenu, 25 nœuds établis et la mer sportive, 3.5m de creux en moyenne.

               

Patrice s’est mis à la barre afin de pouvoir battre la performance de Francis à 8.1 nœuds. En arrivant à proximité de la Dominique, le vent forcit et Patrice est fier d’avoir atteint les 8.9 nœuds. Le vent forcit tellement que nous devons rouler précipitamment le foc qui s’est déchiré. Peu après 16 h nous prenons un corps-mort dans la baie de Portsmouth, accueillis par Charlie avec qui nous organiserons l’excursion de demain dans l’île. Nathalie et Bounty nous rendent visite à l’occasion de leur tournée vente de jus de fruits. La soirée et le dîner à lieu au Blue Bay, Nathalie nous renseigne sur l’existence d’une voilerie aux Saintes et nous l’appelons pour prendre rendez-vous le mercredi.

Mardi 8 février

Vers 9 h les Olonnois débarquent pour retrouver Alick qui les emmène pour la visite de l’île et il me dépose, pour l’occasion, à la douane afin que j’y fasse les formalités.             

               

Et nous prenons aussitôt la route de la montagne sous la conduite de notre très sympathique guide qui nous présente son magnifique pays d’un vert profond aux 365 rivières et        aux innombrables espèces végétales et animales, notamment ornithologiques. Nous apprenons ainsi que la Dominique a été baptisée Dominica par Christophe Colomb qui l’a découverte un dimanche.              

               

Nous poursuivons notre chemin sur la route de la côte Atlantique battue des vents jusqu’au Territoire Caraïbe qui ne présente plus qu’un intérêt touristique.

               

Arrêt pour le déjeuner dans un petit lolo avec dégustation d’un plat de thazard et de légumes locaux (arbre à pain, banane plantin, igname) suivi d’un succulent dessert composé d’ananas, de papaye, de canne à sucre.

                

Nous reprenons la route à travers une forêt luxuriante jusqu’à l’Etang d’Emeraude perdu dans une « forêt de la pluie » aux fougères géantes et banians aux racines impressionnantes.

Retour vers la mer Caraïbe par une route sinueuse et en très mauvais état et arrivée à Portsmouth où nous attendait Son Immensité François pour nous ramener au bateau pour un « plouf hygiénique » bien mérité.

Rencontre avec Nathalie, une amie de Martine et François spécialiste en préparations de planteurs et jus de fruits exotiques avec mention spéciale pour son jus au gingembre.

 Mercredi 9 février

Peu avant 9h nous larguons notre bouée et mettons le cap sur les Saintes avec seulement la grand-voile, faute de foc, et le moteur. Le vent est plus maniable mais la mer est restée forte et nous avançons à 7 nœuds de moyenne.

               

Peu avant midi nous mouillons l’ancre au Bourg de Terre de Haut et débarquons le foc que « Phil à Voile », le voilier, vient chercher pour nous le réparer. Le diagnostic est optimiste et rassurés, nous reprenons nos activités avec visite du Bourg, achats divers et retour au bateau.

Jeudi 10 février

Après une nuit agitée due au passage d’une dépression avec un grand frais et des rafales à 35 nœuds appuyées par des grains musclés, le temps se dégage au matin et nous quittons le mouillage de Terre de Haut pour une traversée de la baie en vue d’une virée à Terre de Bas. Nous saluons au passage l’arrivée du paquebot à voiles Royal Clipper.               

              

Mouillage à Grande Baie sur Terre de Bas, petite promenade dans le village de Grande Anse,   

  

apéro chez Eugénette qui nous sert des acras divins et un excellent planteur.            

           

               

               

L’après-midi sera consacrée à une rando autour de l’île par la route du Sud suivie de la route du Nord très sinueuse et escarpée qui nous réserve la récompense de magnifiques points de vue sur l’Archipel des Saintes.Après une tentative de mouillage au Pain de Sucre (plein comme un œuf) et à l’Ilet à Cabri (trop rouleur), nous revenons au mouillage du Bourg où nous récupérons le génois réparé.Encore une journée mémorable chargée d’amitié, de soleil et de vent…..

Vendredi 11 février

Aujourd’hui, cap sur Petite Anse, sur la côte Caraïbe de la Guadeloupe (Basse Terre) entre la Pointe du Vieux Fort et Bouillante.La journée débute par la remise à poste du génois, puis courses au petit marché aux fruits et légumes du Bourg des Saintes et nous levons l’ancre cap au NW avec un grain imposant aux trousses.Après avoir croisé le paquebot « Wind Surf » et une traversée du Canal des Saintes humide mais sans encombre, la ligne mouillée par François signale une touche et Francis remonte une superbe bonite de 4 kg bon poids.Nous lui offrons un coup de vieux rhum pour l’estourbir et dans le quart d’heure, il est transformé en filets en vue d’un carpaccio à la Tahitienne.                 

                

Nous nous estourbissons également pour fêter l’événement.                   

                

A l’arrivée à Petite Anse, nous constatons la présence du bateau du père Jaouen « Le Bel Espoir » que nous saluons à l’entrée dans la baie.               

               

Après le repas de midi arrosé d’un coup de « zéro », petit plouf avec masque et tuba jusqu’à la côte toute proche …              

               

               

…et balade sur la côte « pour jeter un œil ».Au retour, François se lance dans un gâteau au yaourt qui se présente sous les meilleurs auspices et qui sera sacrifié sur l’autel de la gourmandise (pour en savoir plus, consulter Francis) après un « barBQ » de pilons de poulet dont François a le secret.Il va de soi que les préliminaires aux dîners consistent en « antidépresseurs » à base de punchs, planteurs et autres jus de fruits exotiques préparés par Nathalie, voir plus haut.

             

Une super journée de plus à bord de Charmeur de Vent le bien  nommé !

Samedi 12 février

Après le plouf matinal, nous quittons Petite Anse vers 9 h en direction du nord à destination de Deshaies, …                 

                

Chacun à son poste comme d’habitude et nous sommes partis pour un grand bord Volvo de 13 miles,…                

              

…arrivée au mouillage vers 11 h, courses dans le bourg et…               

               

…repas à base de carpaccio et de steaks du thon pêché la veille, un régal.Après-midi « bulle » à base de plongée, traitement des photos, récit de la balade….

Dimanche 13 février

Départ de l’étape Deshaies – Ilet à Caret (prononcer Carette) par la face nord. Beau temps, vent et mer modérés sont au rendez-vous, nous franchissons les passes de l’îlet Kahouanne et de la Tête à l’Anglais et nous envoyons la toile pour deux bords de près en direction de l’îlet avant de nous faire cueillir par un grain musclé juste avant la passe dans la barrière de corail, manœuvre menée de main de maître par son « Altesse Sérénissime », et le soleil revient pour nous révéler…             

            

…un îlet de corail et cocotiers qui serait idyllique sans la présence d’une « matte » de bidochons du dimanche avec jet skis et sonos « à donf ».

           

      

Après un repas toujours aussi bon, petite sieste et virée avec l’annexe sur la barrière de corail pour une « expédition  Cousteau » à notre manière, observation des fonds, prises de vues sous-marines  par François et retour au « paquebot » car nous devons faire route vers le mouillage d’entrée de la Rivière Salée, aussi calme qu’un lac. But de l’opération : attendre 4 h du matin pour franchir les ponts de l’Alliance et de la Gabarre et sortir du côté sud de la Guadeloupe.  Un délicieux barboque conclut la journée et tout le monde au lit car la nuit sera courte...

Lundi 14 février

4 h du matin, branle-bas de combat (à ne pas confondre avec …..bon j’arrête là) et nous levons l’ancre pour embouquer la Rivière Salée pour passer le pont de l’Alliance à 4 h 30 et le Pont de la Gabarre à 5 h. Navigation inhabituelle dans la mangrove de la Rivière Salée, un peu surréaliste au clair de lune, accompagnés par le chant des grenouilles et les piqûres des moustiques.     

Au sortir des ponts se dévoilent le port et la ville de Pointe à Pitre au petit jour, puis apparaît au loin le phare rouge de l’ilet Gosier, but de notre nav matinale.              

                

Gosier, petit déj et retour dans les bannettes pour une grasse mat compensatrice.                  

                 

                

                 

               

Après un repos bien mérité, super déjeuner comme Martine et François en ont le secret, puis débarquement commando sur l’îlet Gosier, balade sous les raisiniers et snorkling sur le récif de corail, sans intérêt tant l’eau est trouble et agitée.              

              

Retour sur « Charmeur » où nous avons rendez-vous avec une petite famille de baroudeurs des mers assez extraordinaire, Maia, Franck et leurs petits bouts de choux Anna et Titouan.Ils finalisent un projet de tour de l’Amérique du Sud par Panama, les Galápagos, l’île de Pâques et la Patagonie par le Détroit de Magellan sur leur ketch « Le Petit Prince ». François nous passera leur blog afin de les suivre sur « Internénette ».Nous finissons la soirée (la dernière de notre séjour, snif !) par un riz cantonnais et une tarte Tatin arrosée au champagne. 

Mardi 15 février

Notre dernière journée commence par une petite berceuse dans le mouillage de Gosier avec une houle et un vent d’est soutenus.Petit déj et retour vers la marina de Bas du Fort, plein de gazole, manœuvre d’amarrage « cul à quai » et préparatifs de départ.A ce stade, les joyeux croisiéristes Colette, Francis et Pat voudraient rendre un hommage appuyé à leurs hôtes Martine et François pour leur extrême gentillesse, leur connaissance des îles antillaises, leur professionnalisme et leurs talents culinaires qui nous ont permis de passer des vacances dont nous n’avions même pas rêvé, sans oublier les moments succulents passés en compagnie de leur ami Ponpon.

UN GRAND MERCI A VOUS LES AMIS ET A BIENTOT SUR INTERNENETTE.