Amitiés et partage

Ten years après, ils jubilent…

 1er mai 2008

Pendant que d’autres défilaient pour la défense de leurs droits, deux joyeux drilles faisaient en sorte de faire travailler un commandant et son équipage, afin de les conduire vers la destination qui dix ans plus tôt avait vu naître une amitié.

Prenant déjà le rythme local des Antilles, ils pointèrent le bout de leur A 330 avec 45 minutes de retard. Après les premières embrassades, la joyeuse équipée prenait le chemin de Pelletier, puis celui du Marin (après quelques relances téléphoniques…)

18h00, on entend quelques coups dans certaines poitrines, personne ne dit mot mais 4 d’entre nous n’en éprouvent pas moins. Qui reste t-il dix ans plus tard ? Qui sont ceux pour qui ça jubile tant de jubiler ? Faisons connaissance :

« Isabelle, rationnelle, réelle, sensuelle et parfois intemporelle…

Gilles, fragile et sensible, aventurier littéraire, et volontaire hors pair…

Magali, intrépide et espiègle.

Et François, pépère, pervers pépère opère sans avoir l’air... »

Au fil du temps, comme le vin, les années se bonifiant, de nouveaux venus vinrent égayer la vie de certains d’entre nous :

« Erick, tranquille et sûr, en un mot il assure et rassure avec …

André, son frère d’adoption, un gourmand sucré…

Et Martine, le moteur discret de pépère et l’Olive de Popeye… »

2 mai 2008

Après l’avitaillement de Charmeur de Vent, à 10h10 (l’heure du Pastis), nous décalons pour Petite Grenade où nous attendons midi moins le quart (l’heure du Ricard). Petite Grenade, trou anti-cyclonique, havre de paix pour chercheurs de calme, et amoureux des bruits de la nature (chants d’oiseaux, de grenouilles et musiques de la mer)

   

   

                                                                   

3 mai 2008

7h00, l’heure des braves pour les amoureux de ces moments là, moments dont on attend rien, mais où tout est bon à prendre, en un mot la communion avec la nature. Comme dans toute communion, le baptême s’imposant, le plouf du matin nous met d’entrain. Barre en main, Martine mène « l’anneske » de Charmeur, vers le rivage de sable blanc, haut lieu de nidification des pics bœuf.

   

10h30, dans le havre du gars Robert,

amarrés au ponton,

nous patientons

comme des « cons »,

et attendons

qu’Isa vienne nous chercher pour aller faire le « grosvitaillement ».

15h30, nous décalons pour la baie de SaintPée, où nous devons supporter une eau à 31°C pour notre second baptême de la journée. Isa nous cueille en fin de journée pour aller nous régaler de langoustes au BBQ, de gratin de christophines, et de tarte aux pommes arrosées de schrubb. Gilles et Magali encore sous l’effet du décalage horaire, testant le confort des clic-clac, sombrent dans les bras de Morphée. Seulement, Magali se montra à la hauteur de sa réputation, vu qu’elle ne se réveilla que le lendemain.

4 mai 2008

8h30, après cette agréable soirée et une nuit bien méritée, par un nouveau baptême notre journée fut commencée. La chasse au poulet une fois lancée, deux heures furent nécessaire pour le cuisiner à la façon ETA (basquaise serait plus approprié), le cuisinier quant à lui se la pétait.

11h30, départ de toute l’équipée, avec Alban en tant que timonier, André qui n’était pas en reste voulut s’y essayer, au risque d’y perdre à de nombreuses reprises son dessert tant le capitaine le menaçait de l’en priver si de zigzaguer il continuait. Aussitôt dit, aussitôt fait, André fila droit jusqu’à la baie.

13h30, sommes en approche de la baie du trésor. Tous les pirates et autres bachibouzouks nous guettent, alors que nous convoitons le précieux trésor. Coiffés de nos tenues de camouflage (écarlates) nous plongeons vers les abîmes à la recherche du précieux coffre. Nous remontons à bord, auréolés de gloire et fiers d’arborer les étoiles à mes mers.

           

16h30, victorieux et plus riches qu’en y entrant, nous quittons notre repère sans en avoir l’air. Gilles en grand timonier nous assure un retour dans la droiture de sa ligne, sans être gauche.

          

          

17h45, mouillage dans la baie de Saintpée, où Jacqueline (la maman de nos deux brigands) nous a rejoints à bord, afin d’y déguster le fameux dessert tant convoité par notre timonier André.

La soirée se déroule autour d’une salade bien arrosée de rhum zé de vin, poil aux mains.

5 mai 2008,

7h30, enfin levés, et déjà un pied dans l’eau, sous une atmosphère bien arrosée de grains d’eau douce, vaisselle lavée et bien rangée, nous avons décidé, après la dernière ondée, de décaler.

10h00, départ pour le cul de sac des Anglais, dans le sud de la Martinique. Elliot le pilote automatique, nous y conduisit zizi, avec aisance et classe, sous l’œil attentif bien que rotatif, d’Emilienne l’éolienne. Cependant il faudra souligner l’absence excusée de Bébert le panneau solaire.

     

    

14h00, mouillage dans le cul de sac des Anglais, où après avoir fait un sort aux derniers restes du volatile basque, vers de nouvelles aventures nous partîmes en « anneske » à la découverte de ce site. Mangrove, crabes rouges, zoiseaux tels étaient les zhabitants de ce lieu. 

Stupeur !

En revenant vers Charmeur,

nous découvrons avec horreur,

… l’envahisseur.

Celui qui nous avait acculés dans le cul, au fond du sac (12 bateaux affrétés par HEC, toute sono hurlante). A bout et n’y tenant plus, vers Sainte Anne nous nous dirigeâmes et refuge trouvâmes.

18h30, enfin au calme, auprès de Sainte-Anne, Amen !

6 mai 2008

14h00, décision fut prise d’aller se faire conter fleurette au Jardin de Balata.

 

Accueillis par des colibris et des sucriers, qui de concert butinaient le nectar, nous plongions dans une mer végétale. Tels des explorateurs nous découvrions les espèces florales zé arbustives qui tapissent le sol de la Martinique.

N'y tenant plus, l’odeur du bitume nous manquant, nous décidâmes de passer plus d’une heure dans les embouteillages afin de justifier notre traitement d’antidépresseurs local. A notre plus grand bonheur, Isa et Erick aidés d’André nous avaient concoctés un dîner que plus d’un nous envierait, le Marlin mariné au citron vert ne fit aucun caprice et fut dévoré par la bande de morfalous qui se trouvait autour de la table.

7 mai 2008

10h00, en route pour une nouvelle journée terrestre, nous sillonnâmes en chantant « au manguier, à droite il nous faudra tourner… », les routes sinueuses de la côte atlantique. Arrivés à Basse Pointe, nous voulûmes aller saluer Aimé à l’habitation Leyritz, mais depuis peu son adresse avait changée. Cependant afin de nous rapprocher de lui, vers la Montagne Pelée nous avons cheminé. Rassurés d’avoir vu Aimé si bien entouré, vers le saut du Gendarme nous nous en fûmes allés, d’eau bénite nous nous sommes arrosés, avant de nous présenter devant Saint Pierre.

Repus et la peau du ventre bien tendue, vers l’habitation Latouche nous nous sommes rendus. De cactus en piquants, de cousins de belle mère en indigo, Latouche avait fait mouche.

De retour au Marin après de mémorables embouteillages, nous goûtions de nouveau au plaisir du bateau.

8 mai 2008

11h00, Yannick, Térésa et Bernard rejoignaient notre bande afin qu’ensemble nous nous rendions à Cap Chevalier, pour un pique-nique en compagnie d’Isa, Erick et leurs deux brigands, Alban et Tristan.

 

André coiffé de son masque et tuba pendant la matinée « snorkellina ». De salade de riz, en poulet fumé d’ananas, nous nous régalâmes. Baignades, discussions animées vinrent pendant cette journée, égayer par la curiosité d’un lézard hasardeux et effronté.

9 mai 2008

12h30, le plein d’eau fait, vers les Anses d’Arlet, nous tentons d’aller… Mais notre capitaine embrumé avait complètement oublié de solder la clearance. Un grand émoi traversa l’équipage de peur de voir réduit, son si beau programme établi. En chemin croisant le Diamant, ses reflets illuminèrent une idée brillante dans l’esprit de Martine. Et si on priait Saint Pierre de nous venir en aide.

En chemin Saint Pierre sembla nous envoyer un signe, sous la forme d’une vedette des Douanes qui sans doute s’inquiètant de nos têtes pensantes, s’imaginaient à tord de mauvais sentiments de notre part. Arrivés à Grande Anse d’Arlet, dans l’eau de la mer nous nous sommes plongés et avec les petits poissons nous avons joués.

20h00, après une traversée quelque peu arrosée, Isa, Erick et André nous rejoignirent pour une dernière soirée sur les eaux baignant la Martinique. Après de tendres bisous et plein de promesses, tout le monde se quittait, snif…

10 mai 2008

6h00, le soleil à peine levé, vers Saint Pierre nous nous tournâmes. Grâce au Cyber Café l’Escapade, nous pûmes enfin nous absoudre de notre étourderie en soldant notre clearance.

10h00, départ pour le grand nord, HAAaaaaa !!!!! Le canal de la Dominique nous dûmes traverser,

et vers 20h30 après avoir été au balcon pour assister à un coucher de soleil plus beau que certain feu d’artifice, nous cherchâmes à la torche, un corps-mort à Portsmouth dans la baie du Prince Rupert où amarrer Charmeur de Vent. Après un dîner bien mérité, vers les bras de Morphée, tous nous nous abandonnâmes.

11 mai 2008

6h30, Magali mitraille la baie de Portsmouth, et aperçoit une tortue qui tranquillement rejoint la plage.

8h00, Antonio Banderas en personne, vient nous proposer ses services, fruits et nettoyage de la coque de Charmeur de Vent.

9h00, départ pour l’Indian River, en compagnie d’Albert notre batelier. L’Indian River, huuumm, lieu propice à la méditation, au rêve, au plaisir d’observer les iguanes et autres termitières dans une végétation luxuriante, et d’écouter les chants d’oiseaux qui peuplent ces contrées.

11h00, retour vers Charmeur de Vent, dont la coque brillante de mille éclats nous oblige à chausser nos lunettes de soleil.

11h30, départ pour Marie Galante. Mouillage 3 heures plus tard à l’Anse Canot.

12 mai 2008

Après une décision collégiale de ne pas aller visiter en taxi commun Marie Galante,

10h00, nous appareillons pour Petites Terres, paradis pour la plus grande colonie au monde d’Iguanes terrestres (9500 individus). En chemin, Pauline (de pèche) nous permet de prendre 2 barracudas, que nous dégustâmes plus tard en blaff.

14h00, prise de corps-mort dans la passe séparant Terre de Haut de Terre de Bas. François et Magali partent « snorkelliner » sur la barrière de corail.

En fin de journée, tout l’équipage se rend à terre à l’invitation des iguanes, qui nous saluent en agitant leurs têtes. Deux d’entre eux vont même jusqu’à nous offrir un simulacre de combat pour la possession du territoire, sous l’œil averti de 2 iguanes arbitres perchés dans les arbres. La nuit tombant, le phare scintille sur l’Atlantique, et les étoiles nous offrent un magnifique spectacle, ponctué d’étoiles filantes.

13 mai 2008

7h00, réveil de l’équipage, puis c’est l’incident, Gilles a son œil tribord qui a bouffé une moitié de sa lentille. « Docteur » Magali récupère l’intrus, et lave à grandes eaux le mauvais « z’œil » de Gilles.

10h00, après un bord sur la Pointe des Châteaux, nous mîmes le cap sur Pointe à Pitre. En chemin Martine nous fait le coup de la migraine mais c’était sans compter sur Magali « la sorcière » qui lui administre un de ses remèdes miracles.

14h30, mouillage devant l’Ilet à Cochons. Déjeuner puis descente à terre pour trouver une nouvelle commande du guindeau et avitaillement.

17h00, retour abord, François et Magali s’attèlent avec succès à l’installation de la nouvelle commande.

19h00, après une telle journée, le traitement d’antidépresseurs local, est dégusté plutôt deux fois qu’une.

14 mai 2008

9h00, journée à terre, avec rando à la 3ème chute du Carbet sur Basse Terre. Après 1 heure de marche, nous atteignons la cascade qui nous offre sa fraîcheur et son eau cristalline pour une baignade bien méritée.

Déjeuner dans un lolo sur la plage de Goyave, où nous nous régalons d’un poisson au court bouillon succulent que François et Magali agrémentent de piment antillais sous l’œil inquiet bien qu’admiratif des locaux. Plus tard nous empruntons la Route de la Traverse afin de joindre la côte sous le vent.

16h00, retour vers la marina, où nous nous acquittons de notre clearance auprès de la capitainerie.

17h00, départ pour l’Ilet Gosier, où après la plus courte navigation de notre séjour (30 minutes) nous mouillons.

15 mai 2008

7h00, tout le monde sur le pont, exercice de, de… personne ne se rappelant de l’exercice, nous retournons nous coucher. Quand soudain Martine se rappelle que l’exercice ne concerne que Gilles et ses bananes flambées. Ce point fait, tout le monde se lève tout guilleret sauf Gilles quelque peu inquiet de constater que la mémoire nous était revenue.

11h00, descente à terre pour poster les devoirs de vacances de Gilles et Magali. Puis retour pour Magali, à la nage jusqu’à Charmeur de Vent, sous l’œil attentif de « l’anneske ».

14h00, visite de l’Ilet Gosier et de son phare, suivie d’une baignade.

Enfin retour abord, où alors que Gilles se la jouait de nouveau « aventurier littéraire », Martine se postait aux fourneaux pour nous préparer une délicieuse tarte poires/roquefort, François et Magali se mirent en tête d’habiller de papier kraft, les passes avant tribord de Charmeur de Vent.

20h00, après la dégustation de la tarte de Martine, l’instant tant attendu de la soirée arriva. Charmeur de Vent est fier de vous présenter en avant première le tout nouveau numéro de Gilles et ses bananes flambées (standing ovation !!!).

Alors que Gilles s’affairait en cuisine, perplexes Martine, François et Magali avaient regagné « l’anneske » armés de 3 seaux d’eau, à la vue des flammes sortant de la poêle, et des cris de ces pauvres bananes. Quelle ne fut la surprise de Gilles, de nous retrouver assis à table, dégoulinant de flotte. Tout en dégustant les bananes, nous nous étonnions du côté salé qu’elles avaient. Fier de nous expliquer sa recette et de l’utilisation du beurre demi sel, Gilles s’étonnait tout de même que nous le ressentions autant. Cependant rendons à César ce qui est à Gilles, il a été agile à nous mitonner ses fameuses et tant espérées bananes.