Amitiés et partage

Après 5 mois de travail sur terre, 5 mois qui furent égalament l'occasion de retrouver famille et amis, de partager des moments chaleureux qui font apprécier la vie de terrien au même titre que celle de marin ....

Dans un premier temps nous avons reconfiguré Charmeur de Vent pour la navigation puis nous avons accueilli Delphine, la doudou de mon frère Vincent et également la Maman de Clara. Elle est accompagnée de son frère Fabrice, investi de la mission de faire le récit de la croisière qui nous conduit de la Martinique à Grenade oû nous procéderons au carénage de Charmeur de Vent, refaire sa peinture sous-marine pour les néophites ou lui changer sa culotte pour les esprits perturbés, je ne citerai pas de nom, rassurez-vous............

Montceau-les-caraïbes

Fabrice, l’auteur de ce journal

Le 07 novembre 09

Départ de Paris, 8°C, il est midi. Huit heures trente de vol nous font traverser l’océan atlantique. Nous y goûtons notre premier Ti-punch. On arrive à Fort-de-France, 30°C, il est seize heures.Changement immédiat de vêtements, pour passer du pull d’automne au léger débardeur d’été, des chaussettes utiles dans l’hexagone, aux babouches incontournables en Martinique.Après une rafraîchissante bière locale, François nous amène au « Marin », le lieu du port où nous attend le bateau sur lequel se trouve déjà Martine.Embarquement, visite des lieux, puis plongeons oblige dans une eau limpide à trente degré : trop dur quoi !Pendant ce temps, l’aéroport que l’on vient de quitter est bloqué pour une alerte à la bombe. Il s’en est fallu de peu pour nous. Notre voisin maritime a eu moins de chance : il a attendu son avion en sachant que sa femme buvait l’apéro avec nous, c’est trop injuste !Bien sur, l’apéritif dînatoire nous a aidé à refaire le monde, afin de parfaire les présentations, après quoi, nous avons clos cette journée de 29 heures !

Le 08 novembre 09

Je me suis levé vers 5 heures du matin, en démarrant direct par un plouf dans une mer d’huile sans une vague. Vers 6 heures, lever du soleil. Puis lecture jusqu’au lever de François avec qui nous sommes aller chercher le pain sur le plancher des vaches. A notre retour, les femmes étaient debout, et nous nous sommes délectés d’un savoureux petit déjeuner.Requinqués à bloc, nous pouvions démarrer nos missions : tout d’abord, cap au large, petite pluie rafraîchissante en longeant les coraux, danse avec les abeilles…

… puis mouillage de l’ancre en baie de Sainte Anne. Ensuite, marché aux fruits et rhum arrangé, avec dégustation locale, achat de protège moustique…

Delphine à fond

De retour sur l’embarcation, après quelques cours de noeuds marin, essai des palmes, masques et tuba, avant d’attaquer le nettoyage de la coque du voilier.Ces occupations nous ayant ouvert l’appétit, le repas de midi m’envoya à une sieste bien méritée. Après le repos du guerrier, le montage des voiles nous occupa une bonne partie de l’après-midi. Le clou étant d’avoir monté le foc (et non l’animal du même nom !). Petite bière fraîche, journal de bord, et la baignade se propose à nouveau comme moment de détente idéal…

Le 13 novembre 09

Bon et bien les jours passent, et le mal de mer étant enfin terminé (pour le moment !), je peux reprendre ce journal.Qu’avons-nous fait ?Je ne suis pas certain de m’en rappeler avec le nom des îles, les distances et tout ça. Je vais pouvoir embêter ma p’tite soeur qui me dira qu’elle s’en rappelle pas non plus.

En tout cas, on se souvient des neuf heures de navigation pendant lesquelles j’ai été carrément malade… même pas drôle ! Jude a tenue le coup, mais c’était limite. Ce devait être entre sainte Lucie et Bequia.

C’est durant cette traversée que l’on a vue des dauphins nager avec notre voilier. C’est quand même quelque chose, même quand on a la tête dans le c.. ! Les gens ici sont cool, il y a plein de rasta qui nous disent bonjour en présentant le point comme les jeun’s de chez nous.

Tiens, le soleil est en train de se coucher derrière une île que l’on perçoit un peu plus loin sur la mer. C’est beautyfull ces couchés de soleil tous différents chaque soir du point de vue décor, couleur…Celui d’hier, c’était lorsque François revenait nous chercher avec l’annexe. Avec Jude, nous étions sur la plage et nous terminions une journée de « on s’en remet de l’océan qui bouge tout le temps ».On a bu des cocktails de fruits frais, des cafés au lait, mangé des mets locaux, et puis des glaces aussi. Nous avons également trouvé un espace cyber pour accéder  à nos mails, et puis en visitant les magasins du coin, nous avons choisi des cartes postales pour les gens de chez nous pour lesquels nous avions les adresses postales à peu près en tête… pas dit qu’elles arrivent toutes !   Enfin, aujourd’hui, environ quatre ou cinq heures de navigation étaient prévues. Après avoir skypé au petit matin (donc vers midi en France) avec Vincent et Clara.

    

Nous avions convenu que j’essaierai de garder la barre tout au long du trajet, nous espérions ainsi contourner mon mal de mer (ou plutôt d’océan mais bon), et à ma grande satisfaction, cela à fonctionné. Génial !J’ai barré à travers un grain (une sorte de petite tempête océanique), et là, j’étais comme un vrai skipper

En arrivant à Tobago Cays, endroit idyllique qui existe pour de vrai, mais j’y reviendrai, nous avons pris plaisir à boire un vers sur le bateau avec un commerçant local qui arrive avec son bateau, comme nous l’avions déjà vécu dans plusieurs endroits, puis nous avons savouré les produits frais achetés le matin même sur le marché de Bequia.

Enfin, je retrouvais un peu d’appétit. Et oui, en étant patraque, toute la superbe cuisine de Martine et François, je n’en avais pas tellement profité, à mon grand regret.              

                

Mais je reviens sur les Tobago Cays : il y a des éléments qui ne changent pas des autres îles, et tant mieux, comme l’eau toujours à 30°C, le ciel bleu et ces quelques nuages, avec un grain de temps à autre, le mouillage de l’ancre… et il y a une eau de multiple couleurs, même pour un daltonien, allant du bleu turquoise au vert caraïbe (elle était facile celle-là), eau qui devient translucide dés que l’on prend le masque pour admirer les poissons de toutes les couleurs. J’ai vu des bancs de gros poissons violet reflet brillant splendide, d’autres qui se confondent avec le fond marin, qui est une alternance de sable blancs hyper fin et de roche et d’algues divers avec des tubes de plusieurs couleurs qui remontent, il y a des petits poissons noir magnifique ainsi que de nombreux petits blancs plus classique qui nagent en surface.

Arrivé à terre, le sable est doux, à température ambiante, on se brûle même pas les pieds, et avec les palmiers ravissant, la mer magnifique, les cocotiers de charme, le ciel de merveille, et la végétation luxuriante, nous avons prit un peu d’altitude sur le petit sommet accessible pour apprécier tout cela en même temps d’un peu plus haut.

Et c’est extra. Pour vous donner une idée, c’est l’endroit où « le pirate des caraïbes » a été tourné, pour ceux qui ont regardé les films.Voilà, demain nous irons nager avec les tortues, puis nous profiterons de cette plage vide de monde et si belle, histoire de ce dire que l’environnement paradisiaque existe encore sur terre.

Le 14 novembre 09

Aujourd’hui, nous sommes resté aux Tobago Cays.Pour commencer, levé du soleil sur l’île de Baradal, histoire de se réveiller tranquillement. Ensuite, un brin de lecture en attendant que François se réveille. Puis, nous sommes parti tout les deux sur la plage, auprès de laquelle nous avons mouiller (pour les néophytes, cela signifie « là où l’on a jeté l’ancre), et pour le coup privée puisqu’il n’y avait personne d’autre.Le soleil grimpant à l’horizon, nous avons pris la peine de nous retourner pour être moins éblouis : quel effort de si bonne heure. Après contemplation des lambis (des coquillages énormes en quantité gigantesque), château de sable et gazouillis dans l’eau histoire de retrouver un peu de la simplicité de son enfance lorsqu’il découvre la nature du bord de l’eau, nous sommes retournés retrouver les filles sur le voilier pour le petit déjeuner.

Martine nous a alors fait découvrir, à Jude et moi, un fruit de la passion : c’est very good. En même temps, François (Fois pour les intimes) nous apportait Le jus d’orange des caraïbes pressé qu’on apprécie temps. Un vrai délice de saveurs !Nous étions fin prêt pour partir en annexe pour la barrière de corail.L’excursion nous proposa en première partie un sympathique grain qui nous pinça la peau. A voir nos têtes, nous ne sommes même pas plus embêtée que ça :

    

Nous sommes aller jusqu’à la barrière de corail où une multitude de poissons de toutes les couleurs nous attendait, même si Jude a eu un peu les fouettes de se lancer. En même temps, cela lui a évité de se confronter au corail de feu qui devait bientôt me brûler le poignet. Heureusement, l’antidote n’était pas loin, une sorte de gros corail à tête de cervelle. IL a suffit que je frotte le poignet dessus pour dissoudre la sensation de brûlure.

Rejoignant l’île au masque tuba palmes, je me préparais à apercevoir des tortues, et c’est une superbe raie qui se présenta sous mes yeux.

Arrivé à la plage où Jude et Fois étaient arrivés en annexe, nous partîmes visiter l’île de l’intérieur. Nous y découvrîmes une diversité d’iguanes tous disposés à nous ravirent :

   

Certains restaient à terre sans bouger, espérant rester dissimulés, d’autres nous regardèrent de haut, perchés dans les arbres, alors que certains détalaient en nous entendant arriver.

De retour sur la plage, nous avons reprit notre équipement de nage pour s’amuser avec les tortues, et elles furent au rendez-vous :

Superbe, quel moment inoubliable :

Après avoir admiré l’une d’entre elles durant un bon moment, nous nous sommes retrouvés avec un énorme banc de poisson, environ un millier, faisant chacun la taille d’un avant bras : impressionnant, comme un très gros animal marin.

Ce phénomène finit par attirer un barracuda plus grand que moi, avec une gueule énorme : tout mes sens furent en éveil :

Après le repas de midi, nous y sommes retourné avec Martine histoire d’en reprendre une bouchée. Nous avons dansé à nouveau avec les tortues et des raies noires énormes. Tout simplement magique.

Enfin, retour tranquille sur « charmeur de vent » pour manger quelques fruits mur, piquer des pains perdu à Martine pendant qu’elle les cuisine, retourner vite fait sur l’îles pour ne pas retrouver mes lunettes de soleil ainsi perdues, se laver, lire, écrire ce journal et quelques cartes postales, écouter de la musique, ce soir, impro de KEITH JARRETT au piano… tout ce qui va bien pour être heureux !

Le 17 novembre 09

Lorsque je me rase devant ma glace, je pense…

Dimanche matin, nous avons terminés notre demi-journée de farniente aux TOBAGO CAYS, avec baignade, repos et lecture.Nous avons profités du repas de midi avec les « casses burnes » locaux. Cette expression inventée par Vincent provient du fait que ces charmants petits volatiles piaillent pour indiquer qu’ils souhaitent participer au casse-croûte, et ils n’hésitent pas à venir nous le prendre dans la main dès qu’on leurs en propose, pour notre grand plaisir bien sur :

      

Puis, l’après-midi pointe son nez, et nous prenons le cap de MAYREAU.

Nous débarquons, Jude et moi, sur la plage de Salt Whistle Bay : Comme Jude a direct plongé dans l’eau, j’ai proposé à mon pied de prendre la pose pour les besoins du journal !Après le moment d’émerveillement du décor, je m’installe pour une sieste que j’estime amplement méritée, afin de proposer les meilleures conditions for my body pour qu’il puisse digérer harmonieusement.J’avais fermé les yeux depuis environ dix secondes…

       

… que déjà ma petite sœur adorée sortait de l’eau en me proposant d’aller boire un coup au beach bar club installé à deux pas. Au prix d’un effort surhumain, je fis donc l’impasse sur le repos du guerrier, et allait siroter un « cocktail sun ».La chaleur de cette boisson fraîche ne tarda pas à se faire connaître. Nous essayâmes alors la seule bouée de sauvetage disponible : des Pringles aux oignons !Mais l’équipe Mister Rhum, entourée de ses coéquipiers Miss Liqueur Banana & Miss Liqueur Coco, malgré l’offensive intégrée de Mister Orange Juice, remporta la manche haut la main sur Mister Pringles oignons.Dans ces conditions, nous partîmes à deux prendre le départ de notre randonnée montagneuse sous le soleil caribéens carabiné !Après quelques recherches du début de la route, et suite aux prises de renseignement auprès des siestous beach, nous grimpâmes jusqu’aux premières biquettes, trop mignonnes avec leur petit chevreaux.

Arrivés au point culminant, nous avons visité la chapelle dans laquelle je n’ai pas joué d’un jumbé énorme qui m’appelait pourtant si fort, puis nous avons entamé la descente à la recherche du Roberts’bar rasta club island, ou quelque chose comme ça :

Arrivés à bon port, Martine et François n’étaient pas encore arrivés. Nous avons donc décidé de les rejoindre en allant à leur rencontre, et c’est en arrivant sur la plage de Saline Bay que nous les avons aperçu dans l’annexe en train de rejoindre le plancher des vaches.Toujours sans sieste, et l’alcool sortant par mon système d’irrigation, à cause de la chaleur, faisant transpirer mon épiderme de velours, nous avons attaquer illico ce qui venait d’être une descente quelques instant avant.Après ce chemin de con, poste-t-elle ces cartes d’ailleurs, notre pèlerinage fut récompensé par la rencontre du maître des rastas, fils spirituel de Bob Marley, the very big love man, j’ai nommé Mister Robert.Un moment hors du temps commença, rempli de peace, de musique, de sourire, de danse, d’accolade, de boissons, d’échange, de bien-être ensemble fantastique. Robert, telle un chamane, nous envoûta de sa bonne humeur pour nous initier dans un moment de bonheur pur. Merci vieux bonhomme !

Et dire qu’il parait qu’il n’était que seize heures lorsque cela a eu lieu !Nous finîmes tout de même par partir, à un moment ou à un autre, pour rejoindre l’annexe qui nous attendait sur la plage. La nuit tombée, nous entendîmes des rouspettances sur la plage, issues semble-t-il d’incompréhensions entre des locaux et des touristes, mais très vite assagie, nous pûmes nous endormir, je dirais, enfin !Le lendemain débuta le lundi au soleil tant convoité, sauf qu’il avait réellement lieu et que la journée allait proposer d’amplifier cet idéal.Nous partîmes donc pour UNION ISLAND, à Clifton Harbour, où nous pûmes envoyer nos dernières cartes postales, rechercher des Snickers ice cream introuvables, m’acheter de nouvelles paires de lunettes de soleil, vu que j’ai perdu celles que j’avais apporté sur l’îles aux tortues (snif !), puis essayer de boire un fameux fresh juice avant que François nous entraîne dans son programme infernal, ce que nous n’eûmes pas le temps d’effectuer bien entendu.Mais notre déception du non breuvage de cet élixir locale du se voir sur nos tête, car après le marché, nous priment ensuite un moment de détente dans un endroit où en plus du rafraîchissement, nous pûmes contempler des peintures marines pour certaines tout à fait réussies.Ce sun’mondays se profila ensuite avec une traversée océanique jusqu’à CARRIACOU.En prenant la barre, je savais que je n’avais pas le mal de mer. Cette traversée se fit donc sans appréhension, avec le plaisir de naviguer sur cette eau si bleue, sous un ciel aussi joli, avec la sensation du vent dans la voile et des vagues de différentes tailles, d’intensité changeante, qui tout confondu se retrouve dans la tension transmise à la barre que je tournais bientôt instinctivement aux aléas des forces de la nature de manière à garder le cap choisi.Mais malgré le fait que mes gestes s’incorporaient, mon attention restait fixée sur le point d’horizon devenu mon repère de navigation, et la magie du bien de mer fonctionna jusqu’à l’arrivée.

Et quelle destination ! Pas moins que Sandy Island, littéralement l’île de sable.Même Cloclo n’as pas dû s’imaginer un tel endroit pour passer un lundi.C’est un endroit 100% nature, sans montagne, avec en plus du sable blanc très fin, un peu de végétation type petit palmier, de la pelouse, des galets et des coraux. En plein centre, j’y découvris une crique qui retenais les vagues de l’océan pour ne laisser passer qu’une simple ondulation hydraulique propice à me bercer lorsque je me suis allongé dans ce paradis’water’sun’beach. Et la aussi, le temps s’est arrêté. Comme un rêve les yeux ouverts. Ce serait manquer d’humilité que de prétendre vous le décrire avec des mots. Il y a des moments qui ne peuvent que se vivre semble-t-il.

Et puis je n’ai même pas de photo pour illustrer, comme celle-ci faite en complète autonomie quelques jours auparavant…

… tout simplement parce que dans cet endroit d’instant hors norme, je n’ai pas apporté d’appareil !Pour terminer cette première journée de la semaine, nous primes ensuite la direction de Tyrrel Bay.Dés le lendemain, comme pour nous informer que l’exceptionnel était à l’œuvre, un événement de cet ordre apparu : Jude se déguisa en femme !

Dans une robe splendide, nous l’apercevons ici dans un endroit resté hippie depuis sa création. Histoire de garder un minimum de dignité, Madame DE Lphine ne poussa pas le vice jusqu’à porter un chapeau, car la casquette résista à l’affaire !

Après n’avoir toujours pas trouvé de Snicker ice cream (SIC), avoir fait quelques achats et prit du bon temps, nous sommes retourné sur le voilier jusqu’en fin d’après midi, histoire de se baigner, de lire, d’échanger…

Enfin, en tout début de soirée, avec François, nous sommes allés à terre pour publier la première trame de ce journal.En revenant, mes lunettes de soleil fraîchement acquises tombèrent à l’eau alors qu’il faisait déjà noir. Ai-je attrapé la malédiction des lunettes perdues qui a pu apparaître, peut-on imaginer, afin d’équilibrer un minimum la sensation du bien par le mal ? Mais bon, autant ne pas être superstitieux, ça porte malheur !

Ainsi, notre mission du lendemain matin, le 17 Novembre donc, serait la recherche des lunettes perdues. Bon ok, nous sommes peut-être trop optimistes pour envisager retrouver un si petit objet tombé la veille dans l’océan, remué toute la nuit par des vagues qui l’enliseront dans le sable dés fois que l’on passe au dessus le lendemain matin.

Et bien c’était sans compter toutes les nouilles mangées par François la veille, qui descendirent dans son arrière train cette nuit, et qui trouva le Graal en un temps record. Bravo l’ancien !

Le reste de la matinée fut consacré à une petite visite de l’île dans un bus local, les « clearance » et autres formalités, avec petit marché, rafraîchissements sans SIC, puis pharmacie pour l’oreille de François qui sature d’entendre ces propres bêtises imagine-t-on ?Puis Plouf, lecture, miam-miam, écriture… un mardi fort sympathique donc.

Le 19 novembre 09

Et bien voilà, la navigation est terminée.

Nous venons de débarquer à Grenade, du même nom de la ville d’Espagne car c’est encore Christophe COLOMB qui y a débarqué le premier. Hier, nous avions fait le dernier grand trajet à la voile. Environ 30 miles nautiques, sachant qu’un miles représente 1,852 km ou bien une minute d’arc de la circonférence de la terre, c’est-à-dire 1.852x360°x60 minutes = 40003,2 kms, ça, c’est la circonférence de la terre. Donc 30 miles nautiques x 1,852 = 55,56 kms. Nous sommes partis à 9h et sommes arrivés à 14h15, soit 5h15 de navigation. Et en tout, nous avons parcouru environ 170 miles nautiques, mais avec mon barrage de débutant, n’avons-nous pas fait le double?

Nous avons fait des nœuds marin, comme le nœud de chaise. Nous avons dressé les voiles, nous nous sommes lavés dans l’océan, nous avons speaker l'english comme on a pu, ce qui nous a permis de goûter des boissons locales, et de savoir que toutes les personnes venant du canada ne parle pas français pour autant.

Nous avons visités plusieurs magasins de bateaux, juste pour accompagner François et Martine dans leurs recherches de pièces dont ils avaient besoin, et puis les clearence et les bars pour attendre et flaner un peu. Comme chaque voyage, on ne peut pas tout connaître, même si François nous a lu certaine histoires de quelques endroits par lesquel nous sommes passés. Nous n’avons pas pu tout visiter, car il aurait fallu beaucoup plus de temps. Mais la découverte à eu lieu, avec surtout une aventure sur mer, en voilier, avec les deux doudou de bord: une aventure humaine donc! Alors, si vous aussi vous passez proche de ces îles des caraibes, et que vous croisez un « charmeur de vent »,  arretez vous, faites un signe, peut-être vous servira-t-on un Rhum J.M.  (« j’y aime » comme on le dit chez nous)