Amitiés et partage

Croisière Nadine et Patrice

Jeudi 12 janvier

Après une journée, bien remplie, à régler la longue liste d’imprévus tels que la réparation de la grand voile, le raccord de la douche de pont avec la réserve d’eau, raccord qui a fondu suite à un court circuit du câble électrique nous reliant au quai, l’impelor du circuit de refroidissement moteur à changer et bricolage pour réparer la commande de guindeau nous servant à monter et descendre l’ancre du bateau. A cela, le ravitaillement pour la croisière qui démarre, ce jour, avec l’arrivée de Nadine et Patrice.

Peu après 16h, Louis, le taxi, dépose...

    

                                       Nadine                                                         et Patrice


Ils embarquent et nous mettons aussitôt en route pour l’îlet Gosier, à moins d’une heure de la marina de Bas du Fort. L’arrivée à Gosier nous révèle une nouvelle surprise, la commande du guindeau n’en fait qu’à sa tête et décide de remonter l’ancre alors que nous souhaitons la descendre, nous parons au plus pressé, nous verrons plus tard.

Le vent est à plus de 20 nœuds et le ciel n’est pas au plus beau, nous prenons un apéritif dînatoire et allons nous coucher dans un bateau quelque peu agité, le mouillage n’est pas bien abrité.

Vendredi 13 janvier

Le petit déjeuner pris et la vaisselle faite, nous levons l’ancre pour nous rendre à St François. La mer est agitée et le vent à plus de 20 nœuds dans le pif, ce qui nous fait arriver à St François au bout de 5h mouvementées.

Les débuts sur une mer plutôt mouvementée sont difficiles. Sans perdre ma dignité pendant la traversée, toutefois, je ne suis pas franchement au mieux de ma forme.


A peine débarqués, Chantal et Anne, de fidèles passagères de notre bateau, nous interpellent pour que nous venions prendre un café dans le restaurant où elles déjeunent avec leurs compagnons et amis. 


Suite à une grande balade dans St François, nous retournons sur Charmeur de Vent, confortablement stationné dans le lagon Champagne.

Peu avant le couché du soleil, le Chardonnay’band, avec qui nous avions pris le café le midi, embarquent pour un apéro bien animé par Chantal.

Samedi 14 janvier

Après le petit-déjeuner, Nadine et Patrice débarquent pour embarquer sur Colibri, la navette de la Désirade, île proche et chargée en histoire où ils vont passer la journée. La traversée qui dure environ 45 minutes paraît bien plus longue quand la mer est mauvaise, particulièrement au passage de la pointe des Châteaux. Heureusement, il y avait pour moi à disposition de petits sacs en plastique…


Remis de nos émotions, rescapés de cette aventure, nous louons une voiture pour découvrir l’île. Nous prenons la direction de la pointe du Colibri avec ses habitants tout droit sortis de Jurassic Park.




Après une visite de Beau Séjour, direction la Chapelle sur les hauteurs de la Désirade elle offre un superbe panorama.





L’unique route qui longe le littoral, nous conduit jusqu’aux ruines d’une ancienne cotonnerie accolée à une léproserie : que de tristes souvenirs évoqués. Après avoir parcouru un paysage aride où nous ne croiserons que des troupeaux de cabris, nous atteignons une station météorologique désaffectée qui constitue la fin de la route. Nous rebroussons donc chemin et nous nous arrêtons le temps de déguster des spécialités créoles.

Le retour tant redouté sur le Colibri, se déroule sans problème. Les comprimés avalés en prévision, se révèlent inutiles : la mer est calme (jeu de mot).

Pendant ce temps nous allons, avec le Chardonnay’band, à Bas du Fort pour des emplettes et acheter une commande de guindeau.

Dimanche 15 janvier

Levé tôt, nous levons l’ancre, cap sur Petite Terre. Le temps est meilleur, le vent moins musclé mais la mer toujours aussi agitée. Sac en plastique à portée de main mais inutilisé. Deux petites heures plus tard, nous rentrons dans la réserve. Petite Terre est constituée de deux îlets : l’un est une réserve sur laquelle il est interdit de se rendre, l’autre est surveillé par un gardien mais il est possible d’accoster. Le paysage est encore plus joli que sur les cartes postales. Les photos parlent d’elles même.



Nous nous amarrons à un corps-mort et débarquons à la découverte du site, peuplé de nombreux iguanes. Des panneaux à l’intérieur du phare nous informent sur la faune et la flore locale.

Nous pique-niquons à terre dans un cadre sympa et une lumière qui met les couleurs de l’eau en valeur.

L’après-midi est consacrée à la découverte de la faune sous-marine.


Elle débute par un apprentissage de l’utilisation du masque et du tuba. Nous passons ensuite à la pratique etcroisons le chemin d’une raie léopard, superbe spectacle.


Lundi 16 janvier

Vers 8 h 30, et après une longue vaisselle pour François, nous quittons Petite terre en direction de Marie Galante. Un vent modéré mais une mer un peu agitée va nous accompagner jusqu’à destination. Nadine est restée digne jusqu’au bout.

L’îlot ? nous montre le passage.

Nous jetons l’ancre dans l’anse Canot à l’abri du vent. Après un déjeuner excellent comme d’habitude se termine avec une tarte tatin à la mode créole, …

… nous allons à terre pour découvrir la superbe plage


et la végétation luxuriante.


Pendant la promenade François a rencontré une connaissance.


Après 3 heures de marche nous prenons un bain bien mérité, Nadine est épuisée et ne pense qu’à son lit !!!

MARDI 17 JANVIER

Après une nuit passée dans l’Anse Canot, François nous conduit à Saint-Louis car nous devons y faire la connaissance de Marcel qui va vous véhiculer à la découverte d’autres sites de Marie-Galante. François nous récupérera à Grand-Bourg à la fin de notre périple.

Marcel est natif de Marie-Galante, il a 64 ans, il a été conducteur de camions, il s’est reconverti dans la visite touristique et arbore un grand sourire jusqu’aux oreilles. Il me fait penser à Manu DIBANGO. Marcel est très chaud sur le klaxon, il s’agit d’un accessoire indispensable à sa conduite. Il l’utilise aussi et surtout pour attirer l’attention des « doudou ». Il nous accueille ainsi que d’autres touristes. Nous partons de Saint-Louis et Marcel est fier de nous montrer le collège, le stade, l’école primaire, le chantier de la future structure sociale pour les personnes âgées. En route, il nous explique de la principale richesse de l’île est la canne à sucre qui permet de produire du sucre et du rhum.


Premier arrêt à Grand-Bourg pour récupérer 2 nouveaux touristes : en attendant leur arrivée, nous allons sur le conseil de notre guide prendre un chocolat chaud à la boulangerie-pâtisserie « le soleil levant » et goûtons ainsi le gâteau à l’ananas pour Patrice et le pâté au coco pour moi.

 

Notre première visite est celle de l’Habitation Murat. Dans un superbe parc planté de nombreux flamboyants, un château restauré surplombe les ruines d’une ancienne distillerie où travaillaient des esclaves. Marcel nous conte la terrible histoire de la « Mare au Punch ».

Nous nous dirigeons ensuite vers Capesterre de Marie-Galante, en longeant la côte et ses magnifiques plages. Marcel nous arrête quelques instants sur celle où Laurent Voulzy a composé sa chanson « Marie-Galante ». Nous continuons notre visite par un arrêt à la distillerie Bellevue : à la « pharmacie » comme l’appelle François. Un serveur nous invite à goûter toutes les variétés de rhum : de nombreuses bouteilles sont alignées sur le bar dans un ordre précis de dégustation : rhum ambré 6 ans d’âge, rhum blanc 59,5°, planteur, punch coco, punch pina colada, punch café, punch chocolat, punch vanille… sans oublier le «pété  bwaget ». Patrice les a presque tous goûtés !


Ensuite Marcel nous conduit au Moulin de Bézard : un ancien moulin à canne à sucre du style des moulins tours que l’on trouve pour moudre le blé en Beauce. Il nous parle de l’ennemi des constructions : le figuier maudit étrangleur.


Au passage de l’anse canot, Marcel raconte la ponte des tortues de mer, et au passage nous livre une anecdote sur les coutumes de certains braconniers qui utilisent le sexe des mâles tortues pour préparer un aphrodisiaque très puissant. Selon ses dires il serait question d’une érection d’au moins 4 jours !!! Il se défendra d’en avoir utilisé, mais sait où on peut en trouver quand même. Le sujet semble le passionner.


L’étape suivante est celle de « Gueule Grand Gouffre » au nord de l’île. Après une leçon à propos des dangers du mancenillier donnée par Marcel, nous longeons la côte en passant devant l’Anse Canot où nous avions séjourné sur le « Charmeur de Vent » puis rejoignons


Grand-Bourg où François nous attend.

  

 

Après-midi libre dans Grand-Bourg.

Mercredi 18 janvier

Après le petit-déjeuner, nous mettons en route, direction la Dominique.


Le temps est beau, le vent d’Est correct nous permet d’avancer bon train sur une mer agitée nous poussant. Peu de nuages sur la Dominique, ce qui met en valeur son paysage sauvage. Elle apparaît au loin comme une énorme masse de végétation.



Vers 11h30, nous posons notre ancre, accueillis par Charlie qui vient prendre un ti’punch et sera le guide de l’Indian River. Après le déjeuner, Tony arrive pour nous vendre quelques fruits et nettoie la sous-marine du bateau, ainsi que l’annexe, contre rémunération.

Nous avons quitté Marie-Galante vers 8h00, cap sur la Dominique. Jetrouve la traversée encore longue, malgré une vitesse de 8 nœuds en pointe.


Nous montons à bord du bateau de Charlie (grand sourire jovial) pour une promenade dans l’Indian River.


La végétation est flamboyante, les commentaires de Charlie nous éclairent un peu plus sur la vie locale et l’histoire de cette île. Nous aurions pu rencontrer des iguanes, des boas constrictor mais également Johnny Depp car le tournage de Pirates des Caraïbes 2 s’est déroulé dans ce décor naturel. En fait, nous n’avons aperçu que des très gros crabes.


Au bout de la rivière (que Charlie remonte à la rame, réglementation oblige pour préserver cette nature incroyable, pour nous pauvres euréliens) une petite boutique rasta nous accueille, avec une fois de plus du rhum à boire.


Charlie nous dépose, et partons pour une visite dans Portsmouth, le contraste est saisissant par rapport à la Guadeloupe. Le niveau de vie ne semble pas élevé du tout. Les maisons sont pleines de couleurs. Le reggae s’entend partout dans les boutiques et la cigarette locale n’a pas l’odeur d’une Camel.


Après un petit bain nous partons dîner au Blue Bay chez Jérôme pour déguster des langoustes.

Jeudi 19 janvier

Les protocoles du matin fait, nous levons l’ancre, direction les Saintes. Le temps est beau, le vent sympa et la mer clémente.


Patrice est promus timonier et remplit sa tache avec rigueur. Jusque là, il participait aux opérations de navigation : affaler la grand voile, hisser le foc, manœuvrer le guindeau… mais cette fois, il a pris la barre dès la sortie des eaux de la Dominique et a tenu le cap pendant la route à la voile.

Après un peu plus de 2 heures de navigation, nous posons notre ancre dans l’anse Fideling à Terre-de-Bas aux Saintes.


Après la baignade, nous avons la visite de Jean-Louis, saintois de Terre-de-Bas et marin professionnel accompagné de son copain Roland pour l’apéro.

 

   

Le déjeuner, nous allons explorer la faune et la flore maritime, autour du bateau. Patrice est enchanté par sa rencontre avec les poissons, il a particulièrement été ému par les yeux bleus du poisson-coffre.

L’exploration maritime terminée, nous débarquons pour l’exploration terrestre, accueillis par les iguanes farouches.



Nous traversons le bourg de Grande-Anse


Il y a 2 bourgs dans l’île, Grande-Anse et Petite-Anse, ils se caractérisent par un calme tranquille et une architecture créole charmante : lieu de villégiature privilégié des retraités !


Ensuite, grimpette sur les hauteurs, ce n’est pas tout de boire et manger, il faut éliminer !!! La grimpette se termine par la vue sur le lieu d’ancrage de Charmeur de Vent et Terre-de-Haut en second plan, où nous irons demain. La vue sur la baie (classée troisième au patrimoine mondial) est superbe mais se mérite !

Vendredi 20 janvier

Petit-déjeuner puis plouf puis nous levons l’ancre pour nous rendre à Terre-de-Haut.


La distance est courte, aussi nous n’envoyons pas les voiles et faisons route au moteur.


Nous faisons un petit crochet par le mouillage du Pain de Sucre où se trouve la maison de Boone, aventurier des années 70/80. Après 20 minutes de navigation, nous nous amarrons à la bouée d’un corps-mort, le mouillage de l’ancre étant interdit depuis quelques mois au Bourg de Terre-de-Haut.


Patrice et Nadine débarquent et grimpent jusqu’au fort Napoléon pour sa visite. Le fort est devenu un musée où est contée l’histoire des Saintes et la vie sur l’île à l’époque. En fait, une fois construit, ce fort n’a jamais servi pour la défensive et Napoléon n’y a jamais mis les pieds.



Les points de vue y sont beaux et consolent des efforts pour y accéder.


La baie de Marigot.


Le temps passe et ils redescendent à la découverte du Bourg. Il y a 15 ans, les scooters étaient rares et moins de 10 véhicules circulaient dans l’île. A présent, plus de 300 véhicules et les scooters sont si nombreux que l’on pourrait surnommer Terre-de-Haut, scooter Island.

La vie y est très active, les pêcheurs aussi, comme celui que l’on voit avec une dorade coryphène ou maïmaï en créole, poisson délicieux.


Je récupère Patrice et Nadine pour le déjeuner à bord, Nadine travaille sur le journal de bord de la croisière en y ajoutant des commentaires en caractères roses.

L’après-midi est consacrée à la visite de l’île, nous commençons par nous rendre à la baie de Pompierre.




Les animaux sont nombreux et variés sur le chemin pour s’y rendre.


Heureusement, Indiana John est là pour veiller à notre sécurité.


Nous finissons par atteindre la plage de Pompierre.

 

 Retour dans le Bourg, nous montons dans les ruines de ce qui fut le yacht club pour goûter à la vue puis nous continuons la promenade.

La mairie.


Les charmantes maisons colorées.

 

Avant de retourner au bateau, nous allons à l’hôtel restaurant, Les Petits Saints, pour le plaisir des yeux et nous désaltérer.


Le retour sur Charmeur de Vent se fait juste à temps pour éviter le plus gros de la pluie du grain tropical.

Samedi 21 janvier

Après une nuit agitée, une mer de Nord-est fait que la baie est moins protégée et le bateau a roulé toute la nuit, et les protocoles du matin exécutés, nous larguons l’amarre et faisons route vers Grande-Terre. La mer est agitée et le vent musclé de Nord-nord-est ce qui nous oblige à faire route à la voile et au moteur. Patrice se tient à la barre durant une bonne partie du trajet.

Vers midi, nous entrons dans le mouillage de l’îlet Gosier afin de faire une halte pour le repas de midi.

Après le déjeuner, nous débarquons pour une petite visite de l’îlet Gosier…


… et ses belles couleurs.

Nous repartons ensuite pour nous rendre à Ste Anne, à 2 petites heures de navigation contre le vent et la mer.


Vers 15h nous mouillons l’ancre à Ste Anne puis baignade, ensuite, Nadine et Patrice débarquent pour aller découvrir les lieux.

Après le dîner, nous débarquons, à nouveau pour une promenade nocturne sur les plages éclairées par des spots, promenade qui nous mène dans un bar-restaurant où œuvre un groupe de musiciens locaux et où nous dansons suite à 2 petits verres de rhum parfumés. 

Dimanche 22 janvier

Petit-déjeuner, baignade et Nadine et Patrice débarquent avec leur bagages sur la plage de Ste Anne et nous enfournons la voiture de location pour la visite de Basse-Terre.


Laissant Martine, très occupée sur Charmeur de Vent au mouillage, nous commençons par aller à la marina de Bas du Fort pour récupérer du courrier puis nous repartons vers Basse-Terre.


Dans la réserve naturelle, nous allons jusqu’à la cascade aux écrevisses.


Dans ce cadre, riche en végétaux très variés, Patrice ne résiste pas à l’envie de monter en amont de la cascade…


… où la nature continue à nous remerciée par sa beauté.

Le temps passe, nous repartons et traversons Basse-Terre par le col des Mamelles puis longeons la côte caraïbe, vers le Nord jusqu’à Deshaies.


L’heure du déjeuner nous fit aller dans un restaurant du village, dans un cadre très agréable.

Nous repartons, ensuite pour le jardin botanique, ancienne demeure de Coluche.

 

Dans le jardin, après avoir donnés à manger aux poissons, nous abreuvons les Loriquets effrontés et envahissants.

 

 

Nous continuons la visite dans ce jardin aussi riche par sa faune que par sa flore.

 

La visite terminée, nous repartons vers l’aéroport, il est grand temps qu’ils rentre en métropole pour travailler ces fainéants !!!

François, Martine, cette croisière, sans aucun doute, laissera dans notre vie son